Plusieurs membres de l’Église ont accueilli et accompagné pendant plusieurs années des jeunes migrants de la Cimade, d’autres des familles d’Ukrainiens. L’idée de créer une Entraide protestante était davantage une façon d’impliquer la paroisse dans cet élan de solidarité. (Lien vers l’article présentant l’EPU du Bocage normand)
Un Foyer de l’association nationale Coallia héberge des demandeurs d’asile à Condé-sur-Noireau. Un groupe s’est mis en place pour proposer des cours de français « Migrants bienvenue ». L’Entraide a proposé que la salle au fond du temple soit utilisée pour ces cours trois fois par semaine. Une convention a été signée dans ce sens depuis un an et demi.
Les bénévoles de Migrants bienvenue, dont plusieurs membres de l’Église sont partie prenante, proposent aussi selon les cas, un soutien financier et l’accompagnement vers des activités culturelles et sportives.
Le match de « football de la fraternité » qui a rassemblé en juin collégiens de Tinchebray (61) et jeunes réfugiés accueillis à Condé-sur-Noireau (14) est né de cette dynamique.
A mesure que les besoins évoluent, la jeune association d’Entraide protestante, Grains de solidarité, adapte son implication et réfléchit à mettre en place de nouvelles activités comme l’aide alimentaire avec des colis composés par les producteurs locaux ou du transport solidaire.
La toute jeune association d’Entraide « Grains de solidarité » mobilise parmi ses bénévoles, au-delà des seuls protestants, tout en s’étant affiliée à la Fédération de l’Entraide Protestante (FEP).

Les actions d’ouverture et d’engagement de l’Église dépassent le cadre de l’association d’Entraide. Ainsi, une cérémonie de Commémor’Action est organisée chaque année le 6 février, journée internationale des morts et disparus sur les routes de l’exil. Dans le jardin du souvenir, des pierres portant le prénom des défunts ont été déposées en mémoire des disparus.
Pour 2027, l’équipe d’organisation a retenu comme thème « frontières et passages » et prévoit une lecture publique sur le marché d’extraits du livre « Le chien qui a vu le lion – D’Abidjan à Caen : journal de Mamadou, migrant », par Mamadou Samaké et Marie-Odile Laîné. Mais aussi les projections du documentaire « Le chant de vivants » et du film « Le passage », et des ateliers artistiques pour favoriser les échanges interculturels. Idée originale, des exilés viendront faire passer aux visiteurs un test de passage comme celui pour obtenir une carte de résident… Autant d’occasions de rencontres qui interpellent et développent l’empathie et la solidarité !
Un autre lieu d’engagement solidaire de membres de l’Église est l’antenne ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) dont une troupe de théâtre monte depuis sept ans des pièces avec des jeunes de 12 à 20 ans, les « Artistes de la Paix ». En janvier 2027, pour les 50 ans de création du groupe local ACAT du Bocage normand, par le président du conseil presbytéral de l’époque et l’abbé voisin, la troupe prépare un spectacle en hommage qui sera présenté lors de la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens. (voir l’article ci-dessous)
Pour cette manifestation comme pour les autres, les autorités civiles, la population et la presse locale sont invitées. Dans le Bocage normand, Entraide et paroisse ont naturellement des chemins convergents. Résolument, une terre de convictions, de solidarité et d’engagement !
