Cette année, le pasteur nous propose d’explorer la Bible autour du thème des cinq sens. Le culte aborde les textes différemment de nos dimanches ordinaires. Les enfants sont invités à une démarche active, à expérimenter les choses, à se les approprier. Les personnages des récits bibliques ont vécu et raconté une expérience sensible. Nous réfléchissons à ce que cela signifie.
Les textes deviennent vivants. On se représente le parfum capiteux que Marie-Madeleine verse sur les pieds de Jésus, le Bon Samaritain touchant le voyageur à terre pour panser ses plaies, on entend le son des harpes et des cithares des temps anciens qui louent le Seigneur.
Et comme les textes ne sont pas toujours faciles — ce sont des mots d’adultes — le culte permet de réfléchir à comment les aborder. Pour creuser cette question, lors du culte du mois de février, nous avons utilisé notre odorat. Nous avons respiré ensemble — littéralement — un parfum. Son odeur est un peu complexe et cela nous a valu quelques débats. Nous avons compris que ce parfum se révèle en plusieurs étapes : certaines odeurs de façon massive et évidente, d’autres plus discrètement… ou plus tard. Ainsi en va-t-il de la richesse des textes.
Au cours du culte, les plus petits sont contents de pouvoir bouger, de fabriquer des objets et constructions qui servent à la compréhension, de rechercher dans le temple des indices qui éclairent le propos. Si la Bible est bien notre trésor commun, alors cette chasse au trésor porte bien son nom.
Proposer la foi aux plus jeunes et une affaire sérieuse. Pas simple pour les parents d’être à la hauteur de cet héritage. Dans la voiture, en repartant, les enfants reparlent de leurs découvertes et des choses (parfois inhabituelles) qu’ils ont faites pendant le culte. « J’aime bien quand le culte est original » me dit mon fils, 8 ans, avec ses mots à lui. Le dimanche se termine pour tout le monde dans un sentiment de gratitude.
Nolwenn Pion
EPU à Evreux et dans l’Eure